Existe-il une solution contre la dépendance aux drogues?

Comment expliquer l’ addiction aux drogues ?

Consommer de la drogue (cocaïne, héroïne entraîne un effet euphorisant, du fait de la production de dopamine, l’hormone du plaisir. Mais cela ne dure pas, et la période qui suit, c’est « ce bad », entraînant une grande sensation de fatigue, voire d’un état dépressif.

L’addiction commence là, car pour retrouver un état euphorique, la personne doit reprendre une nouvelle dose, avec des quantités de plus en plus importantes de drogues.

Quels sont les effets psychologiques de la drogue ?

Outre les effets majeurs sur la santé comme l’augmentation du risque de crises d’épilepsie et d’infarctus du myocarde, un arrêt cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une crise d’épilepsie, potentiellement mortels.

 Les effets psychologiques sont tout autant délétères : l’euphorie peut céder la place à la paranoïa et à l’anxiété par exemple, voire à des idées suicidaires.

Cela peut également rendre irritable, conduire à une hyper sensibilité qui éloigne de tout et de tous.

Quelle aide apporter ?

Éric est serein. Il n’a plus rien consommé depuis plusieurs mois, et à part quelques plaquettes de chocolat, rien de malsain n’est entré dans son corps : ses dernières analyses d’urine sont formelles. Le jeune chercheur nouvellement embauché peut s’enorgueillir du chemin parcouru.

Il revient du diable vauvert. Il y a 6 mois, il sniffait plusieurs rails de poudre par jour.

Qu’il soit à la fête, entraîné par ses amis, ou seul, il a commencé à glisser lentement et surement dans une consommation quotidienne, chez lui. Il a eu peur, se sentant enfermé, piégé dans ce cercle vicieux.

Un échec pour ce surdoué. Pas une ombre à son tableau, un cadre familial sécurisant, une intégration rapide dans les hautes sphères du monde professionnel.

Alors, comment est-il devenu ce junkie ? Et comment, a-t-il réussi à s’en sortir ? 

Une année difficile, un échec amoureux ont suffi à le faire plonger. Il y a eu un avant et un après. Une rencontre avec une nouvelle amie qui l’a précipité dans ce tunnel, sa première ligne de « coque » avec elle. Quelques mois plus tard, à nouveau seul, ce nouveau piégé n’a qu’une obsession : trouver chaque jour sa dose

Comment j’ai réussi à le faire sortir de sa dépendance à la cocaïne :

Il avait perdu de sa superbe. Le visage émacié, les gestes vifs, nerveux, le jeune homme s’installe devant moi.

Il parle de cet autre, qui est addict. Il parle d’un autre qui ne le laisse pas tranquille, dans lequel il se sent prisonnier.

Il est totalement sain d’esprit, il a juste cette double personnalité : Celle qui veut arrêter son addiction, ce comportement fourbe.

Et celle qui aime la nature, ses études à l’université, sa famille…

Il est comme toutes ses personnes qui luttent contre quelque-chose qui leur déplait en elles. Cela peut-être le manque de confiance, la peur de s’exprimer en public. Cela peut également être ce besoin de manger du chocolat, fumer sa cigarette…Il y a toujours cet autre que vous combattez chaque jour !

Quand il a commencé, il a décrit distinctement ce qu’il ressentait, ce qu’il vivait.

Le travail a commencé par une écoute totale et la retranscription des mots qu’il évoquait.

Pour être encore plus proche de lui, j’ai modélisé son comportement, rebondi sur ce qu’il éprouvait, sans jamais le juger.

Une fois le cadre établi, j’ai pu commencer un travail avec l’hypnose, d’abord pour le mettre en contact avec ses 2 personnalités, puis grâce à un swish, n’en faire qu’une, brillante, aimante.

Dans un 2° temps, j’ai pratiqué une séance d’hypnose régressive. Le processus est trop long pour en dire plus. Mais simplement, dans cet état de conscience modifié, il a pu éprouver son inconscient, et ce dernier, cet allié inconditionnel, a pu éprouver les bienfaits du nouveau comportement. Si bien qu’en pleine séance, le jeune homme à été pris d’une violente envie de vomir tellement la cocaïne le dégouttait à présent.

Dans ce combat éprouvant contre l’addiction à cette drogue, les guerriers sont parmi nous. Ils sont invisibles. Ils ne trainent pas dans les rues, ne sont pas tous riches, et déconnectés de la réalité, ils sont comme cette jeune femme, belle comme un cœur, qui a craqué un jour pour un snif, et qui s’est laissé piégé par cette autre en elle.   Il y a ce jeune doctorant, brillant et issu d’une famille d’un cadre moyen, qui luttait contre ce mal insidieux qui le rongeait de plus en plus profondément, insidieusement

Mais allons plus loin dans notre analyse, et surtout, dans le but de permettre celles et ceux qui sont dépendants, de sortir durablement de cette addiction. 

La drogue, quelle que soit, vient remplir un vide.

Et je vous invite à lire cette étude :

Pr ALEXANDER

« Prenez un rat, mettez-le dans une cage. Donnez-lui deux bouteilles : la première remplie d’eau, la deuxième d’eau mélangée à de l’héroïne ou de la cocaïne. Le rat choisit quasiment toujours de boire l’eau droguée. Presque toujours, il se tue rapidement.

Dans les années 70, le Pr Alexander s’interroge. Nous mettons le rat dans une cage vide. Il n’a rien à faire à part prendre ces drogues. Essayons quelque chose de différent.

Le Pr Alexander construit alors une cage, appelée « Rat Park », qui est l’équivalent du paradis pour les rats. Ils ont du fromage, des boules de couleur, des tunnels. Ils ont plein d’amis et de rapports sexuels…. et les deux bouteilles d’eau, l’eau normale et l’eau droguée.

Ce qui est fascinant : à Rat Park, les rats n’aiment pas l’eau droguée. Ils ne la consomment presque jamais. Aucun d’entre eux ne la consomme de façon compulsive. Aucun ne fait d’overdose. On passe de presque 100% d’overdoses lorsqu’ils sont isolés à 0% d’overdose lorsqu’ils ont une vie heureuse et sociale.

Et si la dépendance avait à voir avec la cage ?

Et si la dépendance était une adaptation à un environnement ?

Peut-être ne devrions-nous pas l’appeler dépendance mais attachement ? Les êtres humains ont le besoin naturel et inné de se lier. Lorsque nous sommes heureux et en bonne santé, nous nous lions et nous connectons avec autrui mais si nous ne pouvons pas faire ça, parce que nous avons été traumatisés, isolés ou écrasés par la vie, nous allons nous lier avec quelque chose qui nous procurera du bien-être.

Dans les phénomènes d’addictions, nous parlons tout le temps du rétablissement individuel, mais nous devrions parler de la guérison sociale.

Nous avons créé une société où nombre d’entre nous sont drogués. Nous avons créé une société hyper individualiste et hyper consumériste. Pour beaucoup, la vie ressemble bien plus à la cage isolée qu’à Rat Park. Nous sommes conditionnés dès l’enfance à focaliser nos espoirs sur l’ambition d’acheter et de consommer.

Nous devrions nous focaliser sur le lien social. L’opposé de l’addiction n’est pas la sobriété mais le lien social. »

Vous l’avez compris, notre rôle, en tant que thérapeute, c’est de comprendre comment est née cette addiction, qu’est-ce qu’elle vient nourrir ?

Et dès lors, nourrir ce vide qui entraîne les addictions, est le point de départ de ce travail.

C’est pour cela que j’ai créé une méthode qui permet de se rééquilibrer mentalement, avec les moyens de retrouver la paix par soi-même, et ainsi, s’ouvrir au monde pour Re Créer ce lien social, d’abord avec soi, puis avec les autres.

Le pire est de rester seul avec ses monstres en soi.

Il y a forcément une solution pour vous.  Parlons-en

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